les radicaux libres

association des rapprochements culturels, sociaux et humains.

05 juillet 2008

sagesse orientale etc.

1. Sagesse d’enfant himalayen

Le week-end de la finale de la coupe d’Europe, alors à Thadhol, le seul garçon de l’équipée de Kopan, je demandais s’il regarderait le foot et voila ce qu’il répondit: « Regarder le foot c’est lassant (boring), je préfère lire des livres »… Ses copains de l’hostel l’appellent Thadhol le scientifique. Si vous ne me croyez pas Lisa était toujours là pour témoigner, d’ailleurs elle en crut a peine ses oreilles.

2. Sous les bons auspices de Juillet

Le 3 Juillet elle devait repartir pour Dharamsala, ses grand-mères vieux jeu et ses junkies, toutefois elle croisa Hannah Fox (pas un pseudo :), une galloise londonienne de 20 ans encore sous effet du décalage horaire et de l’excitation de l’arrivée. C’est déjà la deuxième fois qu’elle vient faire du bénévolat à Manasarovar Academy en tant que voisine de Joanna. Coincidence, son plan parallèle est d’en apprendre plus sur l’identité des tibétains en exil. 3 Juillet est un jour a marquer dans les annales, c’est le jour ou l’eau est revenu dans le robinet. C’est dit si vite est pourtant ça change une vie. Je vous le dis, si vous ne l’appliquer pas encore, il ne faut pas gaspiller cette eau précieuse qui est rarement potable en comparaison de son abondance… et l’une des raisons est l’activité humaine… Au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis des millions de mètres cubes se perdent dans le mauvais entretien des conduites (comme le pétrole russe) vouées à la compétition du marché où l’entretien n’est pas une activité rentable. Menfin, de mon côté, et pour ceux qui en douteraient encore, je vis dans le luxe. En guise de couronne, Bronia (amie de Joanna) m’a envoyé un e-mail très agréable à lire, la résultante étant que je pourrais obtenir un billet à tarif défiant toute concurrence

3. La saison des benevoles

Hannah Fox est la première de quatre bénévoles envoyés par Joanna. Le 8 Juillet nous serons 5 dans l’appart où j’ai passé l’hiver tout seul. 3 anglais, une polonaise et un francais. En fait c’est pas la grosse saison touristique a cause de la mousson qui détruit les routes, provoques des inondations et des éboulements un peu partout dans le pays, mais c’est la saison du bénévole. Les enfants du HCS (Himalayan Children Society) hostel ont accueilli deux allemands qui était déjà venu deux ans auparavant et vont leur apprendre des tours de cirques. Hannah Fox (j’ai bloqué sur le nom, ça fait star de film… les enfants me l’avaient annoncée grosse, et de ses propres mots elle a maigri, dans un pays pauvre comme le Népal pas besoin de mensurations imposantes pour recevoir le qualificatif de gros), elle, n’a pas de programme. A l’école il y a aussi sir James, un grand anglais dégarni qui travaille dans un organisation parlementaire de Genève, alors bien sur il vit a Thoiry, partie française au pied du Jura. C’est sa femme qui lui a trouvé Manasarovar où il propose des cours d’anglais. Lisa a décidé de laisser 100 roupies par nuit. J’ai déjà acheter de la corde pour fixer les bambous et ce week-end (entre fête nationale américaine et anniversaire du Dalaï-lama) nous avons teste l’installation de badminton avec les internes de Manasarovar, Tenzin et Ugyen, le peintre de Thanka et le mari de Mrs Kama. Sa femme et sa fille sont installées aux Etats-Unis mais le pays lui a refusé un visa tandis que ses peintures se vendent dans le monde entier…

Question pour voir si vous suivez :

1. Qui est Joanna?
2. pourquoi y a-t-il coïncidence dans le fait qu’Hannah F. veuille enquêter sur l’identité des tibétains en exil ?
3. Pourquoi la marchandise circule mieux que les hommes ?

Posté par gwilliaume à 14:02 - "Demi tour du monde 2007" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 juin 2008

        images      

http://freeradicals.canalblog.com/   

         

drapeau_italien http://iradicaliliberi.canalblog.com/


images

Notre association "Les Radicaux libres" s'associe au collectif "Mouvement Mai Picardie"

texte explicatif 22433318

Notre association propose deux activités dans le cadre de notre action avec le collectif "Mouvement Mai Picardie" et souhaite permettre de revenir sur cet événement pour en comprendre les causes et les effets dans notre société actuelle.


24163580_mUN NOUVEL ALBUM PHOTOS EST PROPOSE PAR GUILLAUME SUR CE BLOG de nombreuses autres photos sont présent sur la versions anglaise de ce site!!!

Venez découvrir jour après jour l’expérience de Guillaume, membre de notre association, qui après avoir réalisé avec un autre membre de l’association un tour d’Europe en stop en 2004, est parti dans une ONG au Népal travailler auprès de jeunes tibétains. Puis il reprendra son chemin sur les routes de l’Orient. Sur ce blog www.lesradicauxlibre.canalblog.com ou http://demitourworld.blog.com

RUBRIQUE: demitour du monde 07-08


INUITAprès avoir reçu les jeunes Inuits à Amiens et dans le département de la Somme, des étudiants de notre association et de l'association l'Arbre des Saluits ont éssayés de poursuivre cet échange culturel avec la ville de Salluit.

                                RUBRIQUE PROJET SALLUIT


bannieblogLe projet festiv'art, festival interculturel à L'I.R.F.F.E à Amiens. Après deux éditions, l'association travaille sur une troisième édition qui on l'espère sera encore plus appréciée. Vos propositions sont le bienvenu!!http://www.myspace.com/festivartamiens    ou rubrique Festivart


stop

Tout sur le projet du tour d'Europe continental en stop D'Arnaud et Guillaume en 2004 et de la diffusion road movie en France et en Italie dans la rubrique "Tour d'Europe".


Posté par radicaux à 14:08 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 juin 2008

Népal Rock

Pas vraiment le premier jour de l’été pour les népalais, mais toujours un jour de manif pour les tibétains provoqués par la flamme Olympique à Lhasa et toujours la fête de la musique pour l’alliance française.

Lever a 6h du mat’. Samedi donc corvée de linge. Il faut d’abord monter les sauts d’eau a l’étage comme, depuis une semaine et des brouettes, l’eau courante ne l’est plus du tout. Elle stagne dans les bassines et bidons qui récoltent les eaux de pluie et l’eau des fontaines dans la rue. C’est peut-être tôt pour le seul jour de repos du Népal mais les enfants ont pris l’habitude de sonner à la porte entre 8h et 8h30 pour aller prendre l’air frais des collines.

Ce samedi ce fut à 8h pétante. Les protéges de l’association allemande Himalaya Children Society sont allés jouer avec les trois chatons de trois semaines tandis que je suis allé réveillé Lisa qui nous montra comment on peut avoir une gueule dans le pâté. Lisa (Elisabeth) est une franco-brit de 22 qui écrit son mémoire sur l’identité tibétaine en exil à Dharamsala. Elle est à la fac de Toulouse, et au Népal pour renouveler son visa indien. Je l’ai rencontré deux jours avant sur la manif tibétaine où elle prenait des photos entre solidarité de cœur et nostalgie des manifs CPE.

8h30 on était parti. Nous croisâmes 5 monastères, les paysans au travail dans les rizières, les sangsues auxquelles nous appliquâmes une petite pincée de sel. A Kopan il y avait de jolies fleurs, des moines en partance pour la manif, un jardin bouddhiste et… Tsering Chokyap et sa sœur cadette.

Sur le retour nous avons mangé des abricots verts, des grosses chips et des pokaras avec bien sur des piments dedans. Nous étions sur Bouddha à 11h45. Les enfants sont repartis vers leur hostel et le déjeuner tandis qu’avec Lisa nous allions mangée des veg chowmein, un apport nécessaire en sucres lents.

Ensuite nous avons rencontrée Kelsang à l’arrière d’une moto. Tous les tibétains étaient déjà partis prendre place dans les ruelles nous dit-il.

Pour nous rendre au consulat chinois il nous a fallu marcher car c’était banda, mot qui veut dire "fermée" et qui désigne aussi une grève. La veille c’était à cause d’un maoïste qui avait enfermé un autre membre du parlement dans les toilettes, ce jour c’etait parce que les étudiants demandaient 50% de remise pour les transports en commun qui ne veulent pas donner plus de 43%, du chipotage sur un fond d’augmentation du prix du ticket quasiment tous les mois depuis mon arrivée. Résultat, pas de transport dans les rues, ni d’étudiants, eux, vous les reverrez plus bas.

Apres une marche d’une demie heure (de plus !) nous rejoignîmes la rue face au consulat du pays nanti seulement par les sympathisants des droits de l’homme. Les tibétains avaient commencé à scander des slogans et à se faire embarquer dans des camions dont la contenance permet la formation de sous-groupes de manifestants.

Il faisait chaud. Il y avait des flics tous rouges, des femmes flics pas cool, certains messieurs flics souriaient mais le soleil en conduisit d’autres à la colère. Ils ont mis des baffes, et j’ai engueulé un jeune flic qui utilisa son poing pour frapper la tête d’une tibétaine. Il a pas aimé la remarque !

Je voyais Ani, une nonne qui habite a l’école se faire emporte, elle portait les bleus de la veille. En parallèle trois leaders tibétains se sont faits arrêter chez eux et risqueraient trois mois de prison… sous les mêmes chefs d’accusation qu’utilise le gouvernement chinois ? On ne sait pas encore.

Les flics ont mis des mineurs dans les camions sous l’œil passif de l’ONU.

Les tibétains s’appliquent à se débattre sur le chemin du camion ou ils sont emmenés un par un sous la poussée de un à cinq agents de l’ordre stricte. Puis une fois dans le camion, ils reprennent leur souffle, mais comme ils y mettent tout leur cœur souvent des larmes coulent, des évanouissements se produisent et cette après-midi un jeune tibétain a eu une crise d’épilepsie.

Jeudi dernier 600 arrestations, ce samedi c’était encore autour de ce nombre. Le soir miss P. m’a envoyé un SMS : « Je suis au zoo. Nous sommes des animaux au zoo de la police. »  toutes les photos des manif ici et l'autre video a pas rate en cliquant la.

Une fois tous les tibétains emportés, nous nous sommes dirigés vers Durbar Marg (la place royale) en mangeant un concombre au piment vert. Devant le guichet pour touriste, un peu de tchatch et on nous laissa passer sans payer (une première, d’habitude il faut passer par les petites ruelles). Nous avons pris le thé et nous sommes au pied d’un temple en compagnie d’un saddhu qui voulait absolument être pris en photo et le fou du village… ça m’a rappelé la B M d’Amiens. Sur place nous avons aussi fait la rencontre de Peshal. C’est un étudiant de 22 ans qui prend des cours à l’alliance française. A Kathmandou il n’a plus que deux amis ;( l’un a son visa pour les Etats-Unis et l’autre a déposer une demande au consulat australien. Peshal rêve donc de France et semble mettre tous ses efforts dans l’apprentissage de notre langue (il bat déjà les candidats de télé réalité). Dans son sac, il a le programme de la fête de la musique, trois scènes reparties dans la vallée dont la scène rock à Durbar Marg, l’avenue des magasins (les banques sont aussi des échoppes) de la classe aisée népalaise.

Pour l’ambiance, je vous laisse aux photos et vidéos.

Lisa se fera ramener par Prasad, une étudiant de 25 ans a la bouille de bébé habillé à la punk-classe.

Ca tombe bien elle était fatiguée et j’avais encore envie de marcher. Apres un dîner chulo (riz battu) et alus pour 15 centimes d’euros, presque de retour je suis passe aux cotes d’un groupe de taxis, pas au courant de la fête de la musique, ils ont monte le son depuis leur voiture et dansaient sur le boulevard. Ils étaient emplis de joie de vivre, pour eux, banda implique une plus grande rentrée d’argent.

Je suis arrive a la stupa a 20h30. Il faisait nuit déjà depuis une demie heure. Encore des moines étaient sur la kora tandis que les gars de la sécurité sortaient des lieux le dernier mendiant, au corps complètement cassé. Ils firent de même avec les gamins des rues mais je leur ai dit de rester avec moi. J’avais une affiche à coller, une pub détournée en défaveur de Jin Tao et en faveur des tibétains. Puis j’ai vider les dix derniers roupies de ma poche pour leur donner un paquet de biscuits… au chocolat ont-ils demandé aux vendeurs sur le point de fermer. Nous l’avons mange ensemble puis ils sont allés se coucher sous un semblant d’abri.

Posté par gwilliaume à 16:09 - "Demi tour du monde 2007" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 juin 2008

des nouvelles...

        Un bout de temps que vous n'aviez pas eu de nouvelles du Collectif je suis là… mais malgré notre silence, nous ne sommes pas restés inactifs !

Il y a quelques semaines, nous avons eu le pied marin : quelques membres du collectif (SAMGRATT, ROMAIN et KEBELU) avaient invité à se joindre à eux des groupes aussi puissants que les SYLNUVAANU ou que BERTRAND ET… sur deux péniches de Paris.

Deux soirées qui ont été l'occasion de faire une piqûre de rappel sur FAZASOMA, l'association franco-malgache que nous soutenons depuis de nombreuses années (souvenez-vous entre autre du concert du Bataclan).

Une partie des bénéfices des deux soirées a été reversée à l'association.

Ces soirées ont été notamment l'occasion de tester une idée d'évènement : un spectacle vivant mêlant les différents talents que nous avons pu regrouper au sein de ce collectif : la musique bien sur, mais aussi la danse, la photo, la peinture, la sérigraphie…

Nous avons exposé les œuvres des artistes du collectif, nous avons collaboré avec un autre collectif de photographes, nous avons continué la sérigraphie en live, nous avons vendu des fanzines faits spécialement pour cette occasion…etc. Bref on a testé et tenté de nouvelles choses afin d'enrichir la soirée !

C'était un début. Suffisamment prometteur pour que nous décidions de faire mieux, plus grand, plus fort, plus organisé aussi.

Nous sommes en train de travailler en ce moment sur une prochaine soirée, un véritable évènement graphique, musical, théâtral autour de l'univers de Charles.

Nous avons un thème : le vent.

Tous les vents, ceux qui soufflent, ceux qui nous saoulent, ceux qui passent par hasard sur le pont des Arts. Bref, nous bouillons autour de ce concept.

Nous n'avons pas encore la date de l'évènement (certainement octobre ou novembre) mais nous vous invitons d'ores et déjà à nous rejoindre sur le forum du collectif ou  sur celui de Mano pour partager avec nous vos idées, vos concepts, vos créations ou tous vos délires autour du vent.

Et je vais finir cette trop longue newsletter par une très belle et bonne nouvelle : le site Internet !

Je vous invite tous à aller jeter un œil sur le nouveau site Internet du Collectif que Rana a refait toute seule (encore mille mercis), vous y trouverez toutes les news des compilos, les morceaux déjà en boite de la compil, les vidéos des soirées et évènements….

Bref : que du bon !!!

http://collectif-jesuisla.net/

A très bientôt.

Collectif je suis là.

Posté par radicaux à 14:07 - artistes du festivart - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 juin 2008

Manif par le dessin, la compassion et la priere

Ces derniers temps les manifestations avaient cessés sous l’impulsion de Dharamsala par respect pour les victimes du tremblement de terre. Le Sichuan sous la boulimie chinoise a avalé  administrativement parlant une partie du Tibet. Tandis que l’intérêt chinois était dans une démonstration de bon cœur (alors que la mauvaise qualité des bâtiments est en lien direct avec la corruption, cf Time.com) pour faire oublier le Tibet et la peur qui règne toujours là-bas. Peut-être avez-vous entendu parler du simulacre de referendum sur fond de cyclone en Birmanie, et bien les chinois, de leur côté, faisaient des procès de 10 minutes à Lhasa. Non seulement il n’y a toujours pas journalistes sur place mais les personnes liées aux ONG et les chrétiens (en mission) se sont fait gentiment sortir du TAR tandis que tout Tibétain ayant par le passé voyagé au Népal ou en Inde a reçu une invitation au poste de police.

Ces temps-ci on peut dire que les politiques chinoises et birmanes sonnent un cynique même son de cloche en se foutant royalement de la gueule du monde… plus exactement ça joue sur l’hypocrisie de l’Ouest et une ONU conçue pour ne pas gêner les impérialismes.

 A Bouddhanath, dimanche premier juin, était organisé un compétition de dessin où été convié les écoles tibétaines des alentours (notre école, Namgyal High School vous connaissez aussi, l’école de Tsering Chokiap et d’autres encore).

Avec les deux Miss Chime et les 8 enfants volontaires nous nous sommes donc rendus au Samtenling Gompa où les bénévoles du Comité de la Jeunesse Tibétaine attendaient tout le monde.

Nos petits semblaient tout petits. CE2, CM1 et CM2 étaient les plus jeunes, sauf pour une autre école. Certains avaient du talent mais il s’agissait de montrer pour les enfants de dessiner leurs sentiments, une tâche difficile, en rapport des événements du Tibet.

On leur a donné des crayons de couleurs et des feuilles grand format.

Lorsque la couleur a commence a apparaître les photographes ont sorti leurs appareil photo, il y avait un correspondant de www.phayul.com et de trois radios. dont Radio Free Asia.

Notre petite Lakhi-la et son dinosaure rouge étoilé qui mange une grue mangeant paisiblement le fruit d’un arbre, elle en horreur à leurs côtés a suscite une interview de radio et les photos de tous les photographes présents. Ca l’embêtait plutôt qu’autre chose, elle ne savait quoi dire au gros micro Mp3 ni où regarder. Les flash occupant l’espace, elle regarda le sol et le vide.

 Le lendemain un groupe de 30 tibétains est parti de Bouddhanath dans la matinée. Son but rejoindre Swoyambunath par la route et en priant à la façon traditionnelle. C'est-à-dire se coucher sur le sol comme chaque pas. Ils sont arrivés le lendemain matin.

5 jours plus tard, ce fus le vernissage, un representant pour la cause des refugies du gouvernement nepalais et la representante americaine, Sheyla Bery, pour les droits de l'homme. De beaux discours et de beaux sourires.


Plus de photos de l'expo ici

Posté par gwilliaume à 09:04 - "Demi tour du monde 2007" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 juin 2008

Tsering & Sanghu

chokiapMaintenant que vous allez lu le type d’éducation dans les livres scolaires, plus le fait que vous sachiez que le Népal vit d’aides internationales depuis 50 ans et qu’il reste toujours l’un des pays le plus pauvre d’Asie et donc que le sponsoring de l’éducation des enfants reste une importante nécessité, vous pouvez comprendre la blague de Tsering. Une fois que vous saisissez ce genre de cercle vicieux nourrit d’hypocrisie (les aides non-interventionnistes de l’ONU, la corruption des administrations népalaises et un peuple isolé), alors vous pouvez entendre la blague récurrente de mon ami Tsering Chokiap, prof de tibétain qui rêve d’Amérique, lorsque nous allons boire un thé ensemble : « Guillaume, tu me sponsorises ? ».

Le plus souvent c’est lui qui me sponsorise mon thé et ma brochette de pomme de terre aux piments et souvent je l’invite à goûter mes petits plats cuisinés.

Tsering vit dans une seule pièce avec salle de bain. Son immeuble étale le long des étages le même type de logement. Un coin pour les brûleurs et leur bouteille de gaz, le lit, une étagère, une télé et son lecteur DVD.

Un ami, lui propose un poste de traducteur dans un temple établi aux Etats-Unis. Tsering se lance donc dans les procédures administratives. Si sa demande d’accueil chez l’oncle Sam est rejetée, les 10 mois de paperasserie et de rêverie se commueront en 5 années ou il ne pourra pas refaire une telle demande.

En attendant nous mangeons des tingmos (boule de pain tibétain cuit à la vapeur) et des crêpes.

Samedi, Miss B. nous a fait une surprise, non seulement elle vient avec nous en escapade mais elle a dans ses sacs ses confections culinaires. La cerise sur le gâteau, elle nous fait prendre le bus : direction Sanghu.

Ce fut aussi un royaume de la vallée de Kathmandou à l’instar de Patan, Bhaktapur et KTM. Une bourgade et ses champs encerclés par les collines.

Alors que nous marchons avec son mari et 7 enfants sur une route bordée de vieilles sculptures colonisées phulari2par les arbres, puis que nous montons les innombrables marches, Miss B. m’explique qu’il était une fois le roi de Sanghu triste du fait de l’absence d’eau dans son royaume. A sa tristesse pour son peuple répondit Shiva dans un rêve : « Si tu veux que l’eau coule dans ton royaume jusqu'à la fin des temps, tu dois trouver l’être parfait qui vit dans ton royaume, la personne qui réunit les 12 signes de perfections (toujours d’actualité). Tu te devras de l’offrir en sacrifice. Une fois sa tête coupée, plus jamais l’eau ne cessera de couler.» Et donc le roi chercha cet être si précieux. Il chercha par monts et par vaux, mais personne ne correspondait à l’homme qui détenait toutes les caractéristiques de la perfection. Ce fut dans un moment de désespoir, alors qu’il se regardait dans un miroir, qu’il comprit. Il était, lui le roi, l’être salvateur qu’il recherchait. Il se fit raser les cheveux et ses prêtres l’habillèrent pour le sacrifice avant de demander au peuple qui aura l’honneur de couper la tête qui apportera l’eau nécessaire dans leurs champs. Ce fut naturellement le fils du roi qui fut choisi et qui accepta tout l’honneur qu’on lui transmettait. Le fils ne reconnut pas son père qui voulait avant tout le bien du peuple et donc, dans le temple, en haut de colline, il se fit décapiter par son fils. L’eau se mit à jaillir de nombreux endroits de la colline tandis que la tête du roi roulait sur ses flancs.

Depuis le village a quitté sa parure de royaume mais les népalais et tibétains viennent en pèlerinage ici. C’est le grand-père de miss B. qui lui avait raconté la légende et elle-même a déjà vu la grosse tête de pierre qui était gardée précieusement dans l’enceinte du temple.

Ce buste était placé dans une salle à part, une pièce pour lui seul, alors que je ne voyais rien et que miss B se préparait à montrer la preuve de la légende, sa propre tête montra sa déception. A la place du roi il y avait une tête de bouddha.

Conversion dans l’ombre ? Cheval de Troie ? Le garde est un Newari bouddhiste qui ne connais que la tête de Bouddha.

Plus bas il y a deux pagodes, toutes deux semblent hindous et le prêtre est allé dans l’une puis l’autre, mais l’autre serait bouddhiste, la seule marque de différence est une petite statue de bouddha plus récente que les autres sculpture, incrustée dans ses murs, dans une petite cavité au pied d’une porte… mais les monuments de pierre autour de cette pagode sont bouddhistes, mais dans son dos coule l’eau de la gorge de trois dragons, un singe buvant dans l’un d’elle. Les dragons de la source sont un symbole commun.

A l’étage au-dessus de la pièce dédiée à Bouddha, il y avait toujours la déesse Vajra Yogini, la mère de dieux hindous et aussi la source du Vajrayana, le véhicule de Diamant du Bouddhisme.

Confus ? Le Népal, pays de 46 ethnies, est un pays officiellement hindou qui fut bouddhiste. Au moment de la transition, tout ce qui était bouddhiste du prendre des teintes d’hindouisme. Nous sommes dans la région des collines. Au Nord, ce sont les montagnes où les népalais sont bouddhistes et au Sud, dans les plaines du Teraï, les népalais sont hindous. Les collines sont aux centres, Kathmandou, la capitale, est un autre centre, et donc les deux se mélangent sans heurts apparents.

A Swoyambunath, à l’Ouest de KTM, c’est l’inverse de Sanghu, les lieux sont beaucoup plus marqués par les traits du Bouddhisme, ce qui n’empêche pas les hindouistes de venir en pèlerinage.

Le Bouddha Manjushri, en ayant chassé les eaux, est le fondateur légendaire de la vallée, en tant que valeur populaire d’union il est lui-même devenu le fondateur du royaume hindou népalais dans le procès d’écrasement des Temps et la confusion des religions. Serait-ce que Shiva, Vishnu, Tara ou Avalokiteshvara sont les dieux de tout le monde ?

Posté par gwilliaume à 16:30 - "Demi tour du monde 2007" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mai 2008

bilan du premier café social à l'IRFFE

image_blog_5Les étudiants de l'I.R.F.F.E ont organisé dans leurs locaux le premier café social sous le thème "Le travail social a-t-il changé depuis mai 68?" L'envie de ce café social a été un envie partagé par des intervenant de l'I.R.F.E , Laurence Lutton, Eddie Dubois mais aussi des étudiants de l'I.R.F.F.E.

Selon Laurence "l'objectif du café social est de faire vivre l'IRFFE dans des temps moins institutionnels. Il y aura désormais aux moinx 2 cafés sociaux par an. Le prochain aur lieu en décembre 2008."

image_blog_8

      Ce premier débat du café social a été agréementé par une exposition composée d'affiches de mai 68, mais aussi des panneaux retraçant le mouvement de 1968. Il y a eu un film mélant des images du mouvement sociaux de la Maison de Culture d'Amiens en mai 68 et des images nationales qui a été proposé en fin de soirée. Cette soirée a été une réussite tant dans l'esprit. l'accueil et la richesse des échanges. Le café social a accueilli pour sa première édition, une quarentaine de personnes. 

image_blog_4

                                          

image_blo_7

image_blog_9Cette soirée s'est déroulée sous la forme d'un débat de plus de 2H où l'on a vu la confrontation d'idées entre des personnes ayants connus mai 68, des sociolgues intervenants de l'IRFFE et les futurs acteurs sociaux. Dans une esprits bon enfant, chacun pouvait poursuivre la discussion autour d'un verre et d'un apéro fruits et légumes. Cette soirée a été possible grâce à l'aide finacière du Bureau des Etudiants de l'IRFFE, grâce au prêt de l'exposition des panneaux par Léo Lagrange d'Amiens et l'appui logistique de l'association Les Radicaux libres (affiches, programmes, grilles caddies, et film)

image_blog_6


Posté par radicaux à 11:47 - l'association - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Ballade de Guillaume Lama

Comme l'école désormais me paie un petit salaire en tant que prof de sport il a fallu m'attribuer un nom qui sonne népalais. En général le nom correspond à son ethnie ou sa caste, ce qui ne change pas grand chose au Népal. La règle générale est toujours de marier les jeunes gens regardant l'origine familiale. Pour les hommes on parle de rang social et pour les animaux de pedigree... Lama c'est le nom de "famille" des sherpas.

 
gokharnaUn vendredi je suis allé rendre le livre de social studies à Tenzin. Son école est à 20 minutes de Kathmandou, au bout du village de Gokharna. Il surplombe une rivière qui lèche son flanc sud, irriguant les champs de blé, de pomme de terre, de salade. Un village à la roumaine. Nous sommes bien à la campagne, l'architecture des maisons, la densité amoindrie de la population, l'espace plus aéré, le règne de la chlorophylle et des champs fauves, jusque sur la route qui aident les épis à se dorer la pilule (et la voiture à séparer le grain de la plante). Ce sont les habitations qui entourent les champs et donc naturellement la grand rue traverse un interminable village, non seulement à l'échelle du piéton mais aussi des transports motorisés.

Le nord c'est la direction des collines. Pour un français une colline c'est 200 à 400 mètres de haut. Une colline népalaise atteint 1500 – 2000 mètres d'altitudes. Et derrière celles-ci, si le temps s'y prête, on peut voir distinctement les montagnes blanchies à perpétuité.

 
Vendredi c'est temps libre pour les élèves de cette école qui n'acceptent que les pensionnaires. Le temps est radieux, pas de poussière comme à Kathmandou. Le terrain de foot est libre. Certains sont au CDI, la majorité lave son linge.

 
Au lieu de rentrer directement sur Kathmandou, j'emprunte un chemin direction nord qui quitte de façon perpendiculaire la grand route. Passant les maisons de campagnes traditionnelles ou modernes (la différence est dans l'inesthétisme des secondes), le chemin de terre et de pierre surélève tout doucement le promeneur. En générale les habitations sont bien rénovées ou neuves. Je suis même passé à côté d'un domaine qui inspire la richesse. Et le dernier lot de trois maisons aux briques rouges et toit de chaume, un peu plus haut, un peu plus reculé. Les femmes travaillaient la terre et ne parlaient pas l'anglais. En continuant je suis arrivait sur un petit temple en ruine mais où les habitants n'oublient d'offrir leurs offrandes. Derrière le temple plus de chemin. Des champs en terrasse. Ce qui est pratique pour marcher. Les champs n'ont pas de signe de propriété, les familles ont chacune leurs parcelles et tout le monde sait la quelle appartient à qui. Cela suffit. Cela évite les routes où les véhicules succomberaient. L'autre route, plus potable, est plus bas. Face à moi de plus haute collines et sur les côtés deux petites vallées cultivées avec de rares demeures.

 
Les champs où je me situe signent la fin de la colline qui tombe à pic et laissent les deux vallées se rejoindre. Devant ou sur la droite, il est tout simplement impossible de descendre, pente verticale construite par des éboulements. A gauche maigre chemin en escalier rudimentaire qui aide à descendre 200 mètres en 10 secondes. De cote le blé n'est pas tout à fait mur. Les aigles se chipent leurs prises. En revenant vers le "centre" du village on trouve des champs de pommes de terre. Une maison n'est jamais seule, trois maisons suffisent à donner de l'ombre à chacune, plus quelques arbres fruitiers. En milieu d'après-midi personne ne travaille dans les champs. Les enfants commencent à revenir de l'école, les mères et grand-mères brodent sur le long et étroit patio.

Les ouvriers agricoles ne doivent pas habiter cette partie du village, ils doivent certainement habiter plus haut sur le flanc sud des collines plus au nord car Gokharna commence à prendre l'empreinte de la banlieue.

Mais dans cette petite vallée, le soleil caressant en douceur de sa chaleur, les intenses couleurs fauves et vertes, les aigles transportent dans un monde intemporel, elle lie les mondes agricoles d'Europe et d'Asie.

holytreealiceA la sortie de cette vallée, je suis arrivé sur le sanctuaire communal. Les ghâts plongeant dans le maigre filet d'eau pas très propre, pas si sale qu'en ville. Le village a fait construire un préau tout neuf fraîchement peint. Le temple est en bonne santé sauf pour celui de l'arbre. Compare à ceux déjà croisés celui-ci est en ruine, l'arbre survit à la pierre et donne accès aux secrets, ceux de fabrications. Un couple canin y trouva refuge avec leurs chiots et à leur départ un trio de singes visita les lieux.

Plutôt que partir, si proche des macros (plutôt que de légers prog informatiques, il s'agit de minibus, toujours sous le charme, je décidai d'explorer un village qui exhibe ses hauts remparts de briques aux couleurs usées qui font face à la colline ou je me trouvais auparavant.

herdChemin ombrage, où à la croisée de deux d'entre eux. Deux gamins conduisent un troupeau de buffle. Un devant tirant la femelle, un autre derrière muni d'un bâton avec les mâles qui suivent qui suivent le sexe opposé. De ce côté, ce n'est pas le cote moderne ni logement de banlieue. On fait aussi sécher les épis de blés, on utilise le rouet de bois... dans cette partie, en contrebas des remparts, je commence à avoir un léger souvenir d'Arles. En montant les marches pas très horizontales, et passant l'entrée officielle, outre les ancienoeudns du village, il n'y a que des femmes ! jeunes, belles, avec leur enfant ou attendant que leurs parents leur trouve un mari. Ce n'est pas tous les jours qu'un étranger vient de ce côté. Je ne les émeus point, deux échoppes seulement sur la place du village qui tourne autour du monument religieux. D'un côtés les vieux qui discutent, de l'autres les chèvres attachées le long d'une maison. Ailleurs, se neutralisant, trois poules tirent sur la même ficelle qui les unit. Vers une autre rue une jeune femme vêtue de son sari rouge est assise devant les épis jaunes sur les dalles de pierre, le soleil incendiaire leur donne des tons orangés. Avec ce soleil rougissant vers l'horizon, le sourire de la jeune femme semble une étincelle.

village

Posté par gwilliaume à 06:29 - "Demi tour du monde 2007" - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 mai 2008

une expo bien intéressante

fly_cave_des_artistes_08basdef_1_Bonjour à tous!
vous êtes invités au vernissage d'un collectif d'artistes dont aurélie 
et moi faisons partie le samedi 07/06 à partir de 16h30!
n'hésitez pas à faire tourner le fly ci-joint!(une petite diffusion 
sur vos différents blogs serait drôlement sympathique!)
ps: une petite bouteille(alcoolisée ou non) ou des amuses bouches 
seraient les bienvenus...

biz!


FABIEN "Effo"OLBRECK
Mon Book d' illustrations : http://effo.ultra-book.com/
Mon Blog Illustrés: http://effoblog.free.fr

Posté par radicaux à 16:49 - artistes du festivart - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 mai 2008

Nepal et le monde, derniere lecon

"La contribution du Népal dans la sphère internationale"

Attention ce texte a du être écrit par un   enfant, fruit de la rencontre d’un baba cool en éternelle extase avec l’administration patte-molle-main-tendue du Népal

"Le Népal est un pays qui aime la paix. En conséquence 116 pays ont accepté la proposition népalaise en faveur d’une zone de paix. Le Népal a adopté le non-alignement en tant que politique étrangère. En accord avec cette politique, le Népal, sans s’aligner lui-même avec aucun pouvoir, est resté non-aligné. De tels pays ont forme une organisation appelée association des pays non-alignés. Cette organisation organise de temps en temps des conférences pour ces pays non-alignés. Le Népal prend part a ces conférence et y expose son point de vue.
"Le Népal étant une pays aimant la paix et le membre de l’Organisation des Nations Unies, a aidée de temps en temps l’ONU à maintenir la paix dans le monde. La Police Népalaise et l’Armée Royale Népalaise ont travaille en tant que gardiens de la paix sous l’égide de l’ONU et ont pour devoir de maintenir la paix dans le monde. Le Népal a établi la paix en se rendant au Liban, dans le Timor Oriental, le Kosovo, le Koweït, etc. En ce sens, le Népal a fourni une grande aide dans la tâche consistant à établir la paix. Cela prouve que les népalais sont un peuple qui aime la paix. Le sport international a aussi fourni bonne volonté et coopération mutuelle bénéfique à l’établissement de la paix."


Allez y de bon cœur en commentaires…

Posté par gwilliaume à 11:27 - "Demi tour du monde 2007" - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Page suivante »