07 mai 2008

pot pourri du week-end

Samedi 2 mai fut un jour particulier pour l’école. Depuis la rentrée un enfant a eu un bras dans le plâtre et d’autres ont du avoir recours à la trousse à pharmacie.

Que fait on dans ce cas là ? On appelle les moines pour qu’ils bénissent les lieux. Offrandes et prières toute la journée.

Les moines sont venus la veille pour installer l’autel composé de sculptures représentant les symboles bouddhistes ainsi que des têtes de yaks faits de beurre et de tsampa qui ont été place dans un soucis esthétique.

Dans les cuisines c’était l’effervescence. Il fallait nourrir la dizaine de moine. Le déjeuner, le trois heure et le dîner. Il fallait aussi nourrir tous les profs qui se devaient d’être présents pour ce jour de pudjas (= offrandes).

 

Ces derniers jours je suis pas mal sollicité par les membres de couchsurfing. La même journée un couple brésilien devait arriver. Ils venaient de la Chine où ils visitèrent Pékin, Xian et Chengdu. Aussitôt arrives aussitôt parti pour découvrir les alentours. Ils font le tour du monde programme en 11 mois. En Chine, me dirent-ils, il n’y a pas d’autre information accessible que celle fournie, filtrée, censurée par le gouvernement et les blogs sont inaccessibles. Aline me demanda comment je fais pour rester dans une ville ou je n’ai aucune famille et ou la ville est a ce point folle. Elle n’a jamais vu ça auparavant. Pour moi les vaches corses, la cohue du métro de Londres, l’atmosphère de la Roumanie sont autant d’expériences qui furent des préparations à la vie dans la vallée de Kathmandou. Ajoutons aussi les restaurants Thai et Indiens de l’Angleterre qui m’ont aidé à accepter les fortes doses d’épices et surtout de piment dans les plats népalais… jusque dans les bonbons !

La semaine dernière j’avais accueilli deux grecques. Deux profs, l’une originaire d’Ithaque et l’autre travaillant pour l’ONG française Solidarité a Khartoum. Cette dernière trouva la poussière de Kathmandou tout à fait supportable devant le sable et la poussière de sa ville d’adoption. Cette fille à l’air dans la lune d’une autre galaxie. Dans un resto tibétain nous étions servis par une gamine et donc j’exprimais mon indignation. Trop jeune pour travailler mais Anna avait un tout autre point de vue où le travail est bénéfique pour les enfants ! Il était sept heure du soir et la gamine servait et récurait les casseroles tandis que l’une des ces aînées restait immobile, le cul planté sur son tabouret.

 

Le même samedi j’avais rendez-vous avec Chokial, un prof de tibétain qui après trois ans dans l’enseignement désire ardemment s’installer en Europe (la France ou l’Allemagne). Il me fit visiter son école, HIMS, un établissement privé indien aux tarifs prohibitifs mais qui offre la scolarité a des orphelins tibétains. D’habitude les écoles fonctionnent sur les dons, mais lorsque nous arrivâmes devant la piscine aux dimensions olympiques et que je lui demandais avec quel argent ils ont construit le bassin, Chokial me répondit que les frais de scolarité suffisent à ce genre de projets. Par contre l’usage de la piscine est exclusivement réservé aux élèves d’HIMS. Ben oui, voyons, pourquoi partager ? Même logique à l’école tibétaine Srongtsen où les élèves bénéficient d’un superbe terrain de foot avec du gazon et de hautes grilles pour l’encadrer.

 

Le surlendemain j’ai passé du temps à discuter avec Aava, la nièce de 24 ans de Mrs B. qui s’occupe de la compta tout en poursuivant ses études dans ce domaine.

Rester en face d’elle est un délicieux supplice. C’est d’un naturel terrible qu’elle m’annonce trop maigre et se montre fière de ses pommettes ainsi que sans complexe pour ses poignets d’amour et dans sa foulée enjouée Aava ajoute que je suis mignon en me pinçant une joue. Terrible je vous dis !

Ses grands yeux sombres vous avalent, ses menues lèvres vous charment, sa gestuelle de la tête et des mains évoque les danses du sous-continent indien. Ce jour je fus certain de ce détail. Elle me parla du mariage de son amie la semaine dernière, de son sari, de son maquillage, de sa danse et de tous les regards tournés vers elle. Elle reçut pléthore de compliments sur sa beauté. Elle en parlait comme si c’était son premier bal. Elle dansa jusqu’au bout de la fête. Et jamais elle ne rentra si tard chez elle : 8.30.

_ 8.30 du matin ? demandais-je par réflexe. Vous savez avec l’anglais on utilise a.m. et p.m. hors elle en avait omis l’usage.

Elle ne comprit pas tout de suite, oui 8.30 dit-elle, la permission du siècle !

_ du matin ?

_ du soir ! papa est très protecteur.

Pour vous donner un autre exemple, elle rêve d’aller à Pokhara ! Sa famille n’est pas pauvre, elle a même décidé de déménager pour le Canada. Leur fils unique vit aux Etats-Unis. Aava a aussi deux sœurs aînées, dont l’une est allée 6 fois à Pokhara et Gandruk, l’un des premiers villages sur les sentiers de rando. Mais ça sœur est mariée, elle a même une maison secondaire à Chitwan.

Posté par gwilliaume à 13:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur pot pourri du week-end

    your mother

    de beaux textes sur tes relations, tu as enchanté les convives de fanfan qui passe son we au touquet suite de ton texte sur les maisons et leur décor, je serai absente du 12 au 19 mai , je vais chercher elsa...
    EN PLEIN PARTIEL , elle travaille bcp mais au soleil cette fois
    je me remets d une gastro apres 2 entrainements pr l amienoise
    bisous off your france

    Posté par teta, 10 mai 2008 à 14:59 | | Répondre
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