05 septembre 2008

de la frontiere a Bodh Gaya

sonu_sMes premiers pas dans l'Inde, ct a a Rickshaw, un indien avec une main bouffee par la vermine. Il voulait aller au plus vite, en traversant la frontiere il a desobeit le garde et fonce direct a la gare, ou j'ai pris un billet pour Muzzafarpur, la deuxieme ville du Bihar. Je suis arrive de nuit avec des Biharis taquins, mais aussi un futur cadre de 23 ans deja marie et un enfant. Il Etudie par correspondance pour pouvoir travailler et subvenir aux besoins de sa familles, surtout que selon la tradition locale, la femme doit rester a la maison. Ainsi dans les deux maisons Bihari ou j'ai passe quelques nuits (aujourd'hui je suis a Bodh Gaya chez Sanjay) il s'agissait d'une maison pour la famille elargie. Trois a quatre oncles et tantes, souvent les oncles absents, partis a Dubai ou ailleurs, les grand-parents. Les femmes restent la journee a la maison et obeissent aux ordres des hommes, avec des marriages tot, elles n'ont pas l'occasion de prolonger leurs etudes.
Chez Sonu A Muzzafarpur, la plus eduquee des tatas est alle jusque class XII, et une autre n'est jamais alle a l'ecole. Mais etant le premier etranger qu'elles rencontraient, la curiosite a pris le dessus :
Est-ce qu'en France on mange du riz? etait une question d'echauffement. En suite on a parle de dot, de marriage intercaste, de droit a l'education pour tous, d'equite pour les femmes... en mesurant les droits francais, il n'empeche que vu d'ici la France est un petit paradis pour la femme Bihari.
De son cote, Sonu me presente fierement a tous ces amis en ville, nous avons meme passe la nuit chez son ancien prof de fac qui vit seul chez ses parents. Sonu ne semblait pas tres heureux de l'interet des femmes de la maison a mon egard. J'etait place sur une chaise au milieu de piece, entre deux lits d'ou toute la famille me posait des questions. Il n'y avait qu'un Oncle pas tres causant, le visage tres austere. La severite du facies est plus que commun dans le Bihar, un grand changement avec le Nepal.
Par contre Sonu et ses 24 ans ne pouvait pas detourner la conversation du sexe et des petites amies des que nous etions seuls, au point que lors d'une escapade en moto cela a tourne en education sexuelle. Le Sonu qui a travaille a Delhi et y a trois copines et a Muzzafarpur une autre qu'il doit voir en cachette, m'a revele ses defaillances et sans plus de honte que toute son educ sexuelle lui vient des films pornos. Voila ou conduit les taboos! hors ici c'est pas ce genre de film qui va arranger la condition des femmes!

bouillassePuis j'ai passe une petite semaine a Darjeeling city. Miss T m'avait dit lieu sous les nuages mais je ne pensais pas que ca aurait ete a ce point! Elle m'a aussi dit que la-bas les tibetains vivent comme des nepalais. Et en effet j'ai rencontre deux couples mixtes, mais les enfants parlent les deux langues. Quant a la religion de ceux-ci faudra attendre leur choix il est encore trop tot pour eux. A Darjeeling, sans pouvoir faire un trek n'y voir la superbe vue, mes sentiments sont partages. La ville profite pas seulement du tourisme (je suis le seul client de la mignonne petite guest-house Tamang ) mais du commerce a un carrefour des nations. Darjeeling c'est la ou se retrouvent les boutanais, les sikkimi, les nepalais et les indiens. Une coexistence des cultures qui est tres agreable par contre la brume n'aide pas a avoir l'impression de se sentir en pays saxon, entre les eglises, les cottages et les carrillons. Ce qui me plaisait en Angleterre me degoute ici, si loin de l'Europe.
Les refugies tibetains du self-help centre etaient occupes en priere et jeune pour leurs freres toujours au Tibet alors j'ai fais la connaissance d'un Sikkimi, Sonam Butia, un jeune de 23 ans, fan de foot, qui m'a trotte toute la ville entre un tailleur (pour ma chupa), la tea-house de sa petite copine nepalaise dont la soeur preferait ma coupe de cheveu a celle de Sonam, inspire des jeunes acteurs japonais. Darjeeling se pose sur une cime brumeuse mais descend sur les flancs de la montagne, 400 metres de denivele qui fatiguent les personnes agees, et entrainent les ecoliers. Sonam ne semblait pas effraye par le parcours qu'il voulait me faire decouvrir mais c de lui-meme qu'il a demande une pause.

IMGP3743A Bodh Gaya, chez Sanjay, membre couchsurfing, il n'y a pas cette obsession de Sonu. Au contraire en tant qu'habitant de Bodh Gaya, il aime a se rendre tous les soirs sous l'arbre ou le Bouddha atteint l'illumination 2500 ans plutot. Tout le monde sait que ce n'est plus le meme arbre, mais ca n'empeche pas les pelerins de ramasser les feuilles, de demander un peu de terre a mettre dans un sachet pour ramener au pays.
Pour montrer le fanatisme des devots, l'ancien manager du site, faisait couper des branches qu'il revendait au marche noir. Pour prouver sa culpabilite on a fait venir des scientiques thailandais qui ont prouve que les coupes etaient recente et tout le bordel, et la suite d'un proces tres serieux il s'est fait vire...

Posté par gwilliaume à 08:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur de la frontiere a Bodh Gaya

    PLUS DE NEWS!
    how are you?

    Posté par teta, 16 septembre 2008 à 22:49 | | Répondre
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